La Nature aux Comores

La Nature aux Comores
KARTHALA, LE MONSTRE SACRE

PRÉSENTATION

Le Karthala est un jeune volcan bouclier situé au centre de Ngazidja; long de 30 km et large de 15 km, il s'appuie vers le Nord sur le massif de la grille par le plateau Diboini et vers le Sud sur le massif du Mbadjini qu'il recouvre sans discontinuité apparente.
Ce grand cône volcanique de 2 361 mètres d'altitude se distingue de ces deux autres massifs volcaniques non seulement par son volcanisme actuel mais aussi par sa morphogenèse et sa morphologie.
En effet, le relief du Karthala est marqué par des pentes assez fortes de 10 à 15 ° de moyenne sur le flanc ouest et de 24° à 30° sur le flanc Est. Sa topographie est hérissée de nombreux cônes égueulé de 20 à 50 mètres de haut et dont la concavité est tournée vers la mer ; ces cônes sont issus d'éruptions stromboliennes le long d'un axe subméridien.


La morphologie est également marquée de nombreuses fissures dont certaines sont radiales autour du massif et d'autres, la plupart sont d'orientation Nord/Sud à partir du sommet. A cela s'ajoutent les grandes coulées de laves historiques et actuelles qui dévalent une grande partie du massif. Ces longues saignées noirâtres à l'intérieur d'une forêt tropicale luxuriante sont parfois creusées de grottes sous laviques telles que la grotte du capitaine du Bois située vers 1 000 mètres d'altitude au pied nord du Karthala.
Le raccord de ce volcan avec la mer se fait sur des basses pentes par une concavité formant une plaine littorale surmontée à l'ouest de deux grands cônes d'hyaloclastites ( cône d'Iconi et de Mwandzaza ).
Le sommet du Karthala, au plan horizontal, est creusé d'une caldeira complexe de 4 km de diamètres du Nord au Sud et de 3 km d'Est en Ouest. C'est l'un des plus grands cratères du monde.


HISTORIQUE

L'activité volcanique du Karthala a toujours été l'objet de nombreuses croyances populaires. Selon une légende, un "djinn" aurait volé la bague du prophète et l'aurait jeté au sommet du Karthala ou s'ouvrit la caldeira.
En Éthiopie on prétend que c'est le trône de la reine de Saba qui fut jeté par les "djinns" dans le cratère en feu.
Cadi Umar de Mayotte écrivait vers 1865 une chronique historique: "... après la mort du prophète Salomon, des dragons de feu du monde de "djinn" se répandirent sur tous les cotés de l'île..."
Ces croyances comme tant d'autres s'expriment à la fois la crainte, l'ignorance et le respect de la population à l'égard du Karthala qui n'est rien d'autre que la manifestation de la vie interne de la Terre: un volcan. Le volcan avec les séismes sont, en effet, les seuls phénomènes géologiques de courte durée capables de libérer une énergie considérable à la surface de la Terre. Ainsi la crainte qu'éprouve la population est légitime d'autant plus que ce grand volcan est mal connu.
Il fût fréquemment actif depuis 1828, date à partir de laquelle sont répertoriées ses éruptions. Certaines d'entre elles, celles de 1883 et de 1904 ont fait des victimes et la disposition des structures émettrices du volcan rend possible l'ouverture dans les zones habitées, ce qui constitue un très grand risque pour les populations et leurs bien ( L'éruption de Singani en 1977 a détruit 566 mètres de route et 293 maisons et a fait périr des chèvres et des vaches).


FORMATION DU KARTHALA

L'examen au détail de cette morphologie d'ensemble révèle une origine polygénique du Karthala prouvée par des observations à caractères lithologiques et pédologiques. La forme générale du volcan est celle d'un grand cône mais celui-ci présente dans le détail des particularités importantes. Au de là de la dissymétrie est/ouest, une rupture de pente brutale ( entre 1700 et 1900 mètres) marque un replat bien net sur les pentes orientales et bien caractéristiques sur le versant Ouest au dessus de la convalescence.


Au dessus de ce replat jusqu'à 500 mètres, les pentes sont très fortes avec des valeurs comprises entre 25 et 40°; en revanche ce sont des pentes faibles de l'ordre de 10 à 15 ° allant en augmentant vers le haut, qui caractérisent le cône terminal à partir du replat.

Une autre différence significative réside dans l'intensité et les formes de l'érosion linéaire.

Le versant oriental, sous le vent et moins arrosé, possède sur les basses pentes, un réseau de Talwegs bien développé avec un ravinement intense très remarquable dans la région du Domba et au dessus de Mtsangadju ( Dimani). Sur les pentes occidentales beaucoup plus arrosées, l'individualisation de réseau hydrographique n'est pas encore bien dessiné et l'érosion est moins intense sur des coulées plus récentes et très perméables.


Il se caractérise par l'existence de plusieurs structures d'effondrements subcirculaires emboîtées les une dans les autres et formant ainsi des dépressions cratériformes. Trois d'entre elles constituent le "Shungu Shahale" ( cratère ancien) long de 1 300 mètres du Nord au Sud et large de 800 mètres. Sa profondeur varie entre 170 et 300 mètres, ses parois sont sub-verticales et entaillent une succession de couches subhorizontales de basaltes et de scories; son fond est généralement plat mais il est couvert de blocs d'éboulis et de laves qui enserrent un petit cône de cendres. A 500 mètres au Nord, une autre dépression constitue le "Shungu Sha Nyumeni", Petit cratère de forme circulaire de 250 à 350 mètres de diamètre. Ses paroi sud-ouest est coupée dans des scories et porte à sa base un ensemble de trois fumerolles importantes de 30 mètre de haut, constituées essentiellement de vapeur d'eau et bordées de soufre. Sa profondeur diminue progressivement, elle était de 150 mètres en 1936, 60 mètres en 1952 et 5 mètres en 1980.

La formation de ce jeune cratère est de l'avis de plusieurs chercheurs en particulier A. Lacroix, liée à l'éruption explosive de 1918.

La caldeira dans son ensemble est souvent le siège d'éruptions explosives mais son origine est la série d'effondrements successifs emboîtés dans la colonne du magma, ce qui est classique dans la plupart des volcans hawaïens; c'est là ou la montée du magma est la plus aisée et la plus vigoureuse ou celle-ci par forte pression verticale engendre un réservoir de magma superficiel générateur des dépressions sommitales (schéma de la Caldeira).


Ce volcan fût exploré pour la première fois par le Dr Kresten en 1883 mais les connaissances sur l'histoire, la structure, la géologie, la géophysique et le contexte géodynamique de l'île sont très fragmentaires.
Il a pourtant deux intérêts certains: d'une part il recèle un potentiel géothermique considérable et exploitable pour l'énergie électrique et d'autre part il présente après le volcan de Hawaii, de la Réunion et d'autres îles volcaniques un exemple de volcan intraplaque océanique susceptible d'apporter des nouvelles connaissances sur ce type de volcanisme.
Actuellement seuls des critères morphologiques et pétrologiques permettent de s'en faire une idée grâce aux travaux du professeur J.Coudray, de P.Bachelery réalisés dans le cadre d'une série de missions d'étude sur le Karthala et ayant débouché sur l'installation d'un réseau de surveillance de ce grand volcan. Ces travaux viennent compléter ceux de a.Lacroix (1916 et 1922), Saint Ours (1958), Battistini (1967), Esson et Al (1974) et M Kraft (1983).


Par ailleurs, St Ours dans sa thèse (1958) a mis en évidence l'originalité dans la lithologie que dans l'évolution des sols des basses pentes sud orientales du Karthala par rapport au reste du massif. Les dernières recherches faites en collaboration avec J.Coudray et P Bachelery confirment cette constatation par une datation à moins 130 000 ans et plus ou moins 20 000 ans.

On trouve en effet le long du littoral sud-ouest des ankaramites avec l'augite en gros cristaux automorphes, de l'olivine et des basaltes porphyriques à plagioclase, par opposition aux basaltes labradoritimques et andessitiques qui caractérisent les coulées récentes. Ces roches sont caractéristiques d'une phase ancienne dans la construction volcanique du Karthala.

En effet, elles sont profondément altérées en argiles rouges qui jouent le rôle de couches imperméables alors que les coulées récentes très poreuses sont perméables. L'étude du paléo relief enfoui sous les coulée récentes présentent un réel intérêt pour l'alimentation en eau. D'ailleurs la présence d'une nappe captable dans la région du Mbajini et du Dimani.
# Posté le jeudi 24 mars 2005 17:43
Modifié le vendredi 28 octobre 2005 17:39

Le Kartala!

Le Kartala!
# Posté le jeudi 24 mars 2005 17:44
Modifié le samedi 02 avril 2005 15:54

Les tortues vertes

Les tortues vertes
C'est surtout dans l'île de Mwali que l'on trouve des tortues en abondance, dans la région d'Itsamia par exemple.

Cette espèce amphibie se trouve sur les récifs coralliens. Elles sont plutôt solitaires mais se rencontrent sur les herbiers sous marins. Elles font parfois de grandes migrations entre les aires d'alimentations et les pages de ponte.
Elles mesurent environ 1m10, la maturité sexuelle se situe entre 25 et 40 ans. Pour pondre, elles creusent des nids de 50cm de profondeur dans le sable et donnent 40 à 200 oeufs. La durée d'incubation est de 45 à 70 jours.
# Posté le jeudi 24 mars 2005 17:46
Modifié le vendredi 28 octobre 2005 17:46

Le "COELACANTHE"

Le "COELACANTHE"
Le poisson le plus ancien du monde. On peut le trouver que dans les eaux comoriennes. Il fait parti du patrimoine national. Il est interdit de le pecher comme ils sont rars.
# Posté le jeudi 24 mars 2005 17:47
Modifié le samedi 02 avril 2005 15:55

Ylang-Ylang, jolie fleur des Comores

Ylang-Ylang, jolie fleur des Comores
La fleur aux pétales dorées fait la joie des parfumeurs et fabricants d'huiles essentielles. Aux Comores, elle est le deuxième produit d'exportation… après la vanille. L'archipel est le premier producteur mondial d'essence d'Ylang-Ylang : " la reine des fleurs ".
Son surnom d' "île aux parfums ", Grande Comore le doit sans doute pour beaucoup à l'Ylang-Ylang. Ses pétales aux reflets d'or et de safran, son odeur douce et capiteuse en font un ingrédient essentiel pour les parfumeurs du monde entier. Pour les milliers de Comoriens qui vivent de son exploitation, l'Ylang-Ylang est une bénédiction. Avec 60 tonnes distillées chaque année sur une production mondiale évaluée à 100 tonnes, l'archipel est (de loin) le premier producteur mondial de cette essence. Les Comores comptent 400 alambics destinés à la distillation de cette fleur blonde, deuxième source de devises pour le pays, avec un volume d'exportation annuelle estimée à 11, 5 millions de francs français. Dans l'île de Mayotte, restée française, l'Ylang-Ylang (littéralement : " reine des fleurs ") représente 84% du total des exportations mahoraises.

L'Ylang-Ylang appartient à l'espèce Cananga odora var macrophylla. Elle pousse sur un grand arbre noueux importé des Philippines au début du siècle, dont la forme est obtenue par étêtage des branche pour en faciliter la cueillette des fleurs. Il peut atteindre cinq mètres. Dès sa troisième année, cueilleurs et cueilleuses s'en vont détacher soigneusement les fleurs et les ranger dans des paniers de coco tressés ou en lianes noires. Avant de les vendre aux distillateurs. Seule l'hexane est utilisée pour l'extraction de l'essence. Un hectare produit entre 900 et 1 500 kg de fleurs, correspondant à une fabrication de 18 à 30 kg d'essence par an.

Stockée à l'abri de la lumière et de la chaleur, la précieuse récolte peut se conserver jusqu'à dix mois. Les fleurs sont ensuite distillées de façon traditionnelle, selon la méthode dite à " feu nu ", dans des alambics en cuivre. Le produit ainsi obtenu sera " fractionné ", en plusieurs qualités d'essence. Les qualités Extra S, Extra Première, Seconde et Troisième.

Contre la frigidité, l'insomnie, la mauvaise circulation du sang…

Outre qu'elle fait le bonheur des parfumeurs, l'Ylang-Ylang est aussi appréciée des fabricants d'huiles essentielles qui l'incorporent dans la plupart de leurs préparations. Son essence se mèle, en effet, avec toutes les huiles et en particulier, le Santal.


On prête au mélange de multiples propriétés : ce serait un excellent régulateur du système cardiaque. Tonifiant ovarien et testiculaire, il constituerait un aphrodisiaque de choix. On l'apprécie aussi pour ses qualités d'antidépresseur, de sédatif, d'anti-septique pour les voies intestinales et son influence bénéfique sur les problèmes de circulation sanguine.

L'huile à base d'Ylang-Ylang, est donc indiquée aux personnes souffrant de tension artérielle élevée, de gastro-entérite, de nervosité (dépression, insomnie, excitabilité, essoufflement dû à l'anxiété), ou de frigidité. Véritable solution miracle, elle combattrait aussi très efficacement les peaux grasses et embellirait les chevelures.

L'usage peut-être interne, mais il faut en tous cas consulter un médecin avant traitement. Par voie externe, elle est particulièrement conseillée sous forme de massage des plexus (10 à 20 gouttes par jour), diluée dans l'eau du bain ou sous forme de diffusion.

Attention à ne pas avoir la main trop lourde. L'huile exhale un parfum sucré et voluptueux. Si puissant qu'il peut provoquer nausées et maux de tête.
# Posté le jeudi 24 mars 2005 17:51
Modifié le vendredi 28 octobre 2005 17:57